LES FORTIFICATIONS DE LA VILLE D'ALEXANDRIE depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours

Les vestiges rasés au début du XXe siècle

 
K. Machinek, architecte-archéologue
 
Quelques fortifications survécurent aux grandes restructurations de la 2e moitié du xixe s et ne furent rasées qu’au xxe s. Ils figurent sur les premières cartes postales de la ville en motifs pittoresques.
  • Une petite tour stratégiquement importante de la muraille médiévale resta debout jusqu’en 1905. Il s’agit de la Tour des Romains (M1) située à l’angle nord de l’enceinte où elle défendait le rivage intérieur du Port Est. Elle s’élevait sur plan circulaire et était coiffée par une plate-forme d’artillerie. Une seule grande salle voûtée dans son intérieur desservait de nombreuses archères permettant une visée d’un rayon maximal. Après la démolition de la tour, le consulat italien fut érigé à cet emplacement.

La tour de la muraille médiévale appelée « Tour des romains ».
Extrait de la Description de l’Égypte, État moderne, volume 2, planche 84.
Cliché K. Machinek. © archives CEAlex

  • Deux proéminences intra muros marquaient le terrain naturel d’Alexandrie et se prêtaient parfaitement à la construction d’édifices défensifs. Bonaparte choisit la colline de Kôm el Dikka - collée à la muraille sud - pour y établir un ouvrage en terre. Ce nouveau fortin défendait la partie est de la ville des arabes et les environs extra muros. On appela ce fort « Crétin » (B1) du nom d’un général tué à la bataille d’Abu Qir. Lors de l’important réaménagement militaire entrepris par Gallice Bey, cet ouvrage en terre fut remplacé par un fort plus solide sur plan pentagonal et à deux étages. Ce bâtiment porta le nom « fort Kôm el Dikka » (G1) et subsista jusqu’au xxe s. Dans les années 1960, ce fort ainsi que toute la colline furent rasés pour faire place à un grand programme de lotissements, mais les découvertes archéologiques importantes transformèrent le terrain en site de fouille.

Le fort construit par Gallice Bey sur la colline de Kôm el Dikka en 1845
Extrait de la carte de Ch. Müller. Atlas Jondet, pl. XXXV 1855
Carte postale © archives CEAlex

  • Bonaparte décida de construire également un fort sur la deuxième proéminence intra muros, la colline de Kôm el Nadoura. Ce monticule se situe entre les deux ports à l’intérieur de la muraille nord. Le nouveau fort en haut de la colline devait servir de citadelle et protéger la ville sur la péninsule. Il contenait des casernes et des citernes mais n’était néanmoins qu’un simple ouvrage de terre. Un autre général tué lors de l’expédition prêta son nom à ce fort : le général de brigade Caffarelli (B2).

Le fort sur la colline de Kôm el Nadoura
Extrait de la carte de Ch. Müller. Atlas Jondet, pl. XXXV 1855
Carte postale © archives CEAlex

M3 - Tour du stade M9 - Fort Qaitbay M5 - Fort Vieux M7 - Pharillon M8 - Tour de la Poudre M1 - Tour des romains M2 - Tour de Shallalat M4 - Fort triangulaire

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