NÉCROPOLE D'ANFOUCHI : Opération de sauvetage

Une nécropole ptolémaïque

 
Jasmin Badr et Kathrin Machinek, architectes-archéologues
et Jana Helmbold-Doyé, égyptologue
 

Dans le quartier d'Anfouchi, une équipe du CEAlex entreprend depuis mars 2006 la documentation exhaustive d'un cimetière antique. Une opération d'urgence était nécessaire face à l'état précaire de cet unique exemple d'architecture funéraire à Alexandrie.

situation de la nécropole dans la ville d'Alexandrie
Localisation du site d'Anfouchi dans la ville d'Alexandrie
Carte © archives CEAlex
La nécropole d'Anfouchi se situe sur l'ancienne île de Pharos, dans l'Antiquité réunie au continent par l'heptastade, aujourd'hui par un large isthme. À l'époque gréco-romaine, cette zone abritait un grand cimetière avec des tombes souterraines. De nos jours, elles ont presque toutes disparu sous des immeubles modernes, seul le site d'Anfouchi est accessible aux visiteurs. Les cinq tombes souterraines sont entièrement creusées dans la roche calcaire tendre, typique du substrat alexandrin. L'installation originelle des hypogées date de la période ptolémaïque tardive (2e et 1er siècles av. J.-C.), une phase de remaniements postérieurs datant de l'époque romaine est observable. A cette période, quelques pièces furent subdivisées par des parois en briques cuites. On attribue à cette phase aussi une série de graffitis naïfs.
Anfouchi, plan du site
Plan du site de la nécropole d'Anfouchi
Fond de plan : plan cadastral, Survey of Egypt, série 1/500e, pl. 701, 1939. © Archives CEAlex

Avec leurs splendides peintures murales polychromes de style hellénistique et pharaonique, les tombes reflètent l'alliance des deux cultures majeures jadis présentes à Alexandrie. Des décors géométriques imitant de la maçonnerie et d'autres structures architecturales à la grecque sont complétés par divers décors mythologiques et végétaux. D'autres parties affichent des motifs et des scènes figuratives pharaoniques.

Anfouchi, antichambre n°1
Vue de l'antichambre n°1 et de la chapelle funéraire au fond
Cliché : Kathrin Machinek, © archives CEAlex

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