LE CENTRE D'ÉTUDES ALEXANDRINES (CEAlex)

Présentation


Le Centre d’Études Alexandrines a été créé en 1990 par Jean-Yves Empereur avec le soutien du CNRS (RCP 403), du Ministère des Affaires Étrangères et de l’IFAO.
Le 1er janvier 1999, le CNRS et l’IFAO ont décidé d’institutionnaliser ses travaux en fondant une Unité Mixte de Service, l’UMS 1812. En juin 2007, afin de pouvoir accueillir des chercheurs, l’UMS est devenue l’Unité de Service et de Recherche, l’USR 3134. En 2015, le CEAlex a fêté ses 25 ans. Marie-Dominique Nenna été nommée directrice de l’USR par le président du CNRS en date du 1er juillet 2015.

Les bureaux de l’équipe sont installés dans des appartements loués sur 4 étages dans un immeuble moderne au centre d’Alexandrie et six résidences permettent d’accueillir les missionnaires du CEAlex et les membres d’autres missions archéologiques. Depuis 1997, le Ministère des Antiquités a mis gracieusement à notre disposition un entrepôt de fouilles de plus de 3.000 m2, afin de stocker, inventorier, restaurer et étudier le mobilier archéologique mis au jour au cours des fouilles. Une partie de ce bâtiment a été réhabilité en 2008, et accueille aujourd’hui, outre des salles d’entrepôts et d’études et le laboratoire de restauration archéologique du CEAlex, les archives du Musée gréco-romain et le département des missions étrangères. La réhabilitation doit se poursuivre à l’automne 2016, avec l’aménagement de deux nouvelles salles.

Le champ de recherche du CEAlex a été au départ les fouilles de sauvetage urbaines, tant terrestres que sous-marines, répondant à la reprise d’un important mouvement immobilier au début des années 1990. Plus d’une vingtaine de fouilles ont été effectuées, touchant aussi bien des contextes domestiques (maisons d’époque hellénistique, romaine et romaine tardive, islamique) et utilitaires (citernes d’époque médiévale, fort Qaitbay) que religieux (Cesareum, Eleusinion d’Alexandrie) et funéraires (nécropole du pont de Gabbari, nécropole de Terra santa). Les fouilles sous-marines portent sur le site du Phare d’Alexandrie au pied du fort Qaitbay et sur les épaves gisant un peu plus au large. À partir du début des années 2000, les programmes ont aussi porté sur la campagne alexandrine avec une prospection archéologique et paléoenvironnementale systématique et la fouille des quatre sites situés au sud du Lac Mariout (Presqu’île de Marea, villa agricole d’Akadémia, site du Kôm de la carrière, Kôm Bahig ouvert au printemps 2016).

Les fouilles urbaines touchant à l’ensemble de l’histoire de la ville, l’étude de l’histoire d’Alexandrie sur la longue diachronie, depuis sa fondation en 331 avant J.-C. jusqu’à l’époque contemporaine s’est naturellement développée, avec la mise en place de collaborations avec des historiens et archéologues spécialistes des périodes médiévale, ottomane et moderne et la constitution des ressources documentaires afférentes (cartographie historique, archives d’institutions et de familles alexandrines, fonds de la Presse francophone d’Égypte).


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