LES ARCHIVES DU MUSÉE GRECO-ROMAIN : Classement et mise en valeur

Une mémoire ressuscitée

 
Eric Gady
Janvier 2007

La mémoire d’une institution

L’histoire du musée, de l’origine même de sa genèse jusqu’aux années 1970, peut désormais s’écrire grâce à cet ensemble documentaire. On revoit dès lors les agrandissements successifs du bâtiment, les uniformes jaunes l’été et bleus l’hiver des surveillants du musée, dont le chef pouvait s’enorgueillir d’une double rangée de boutons dorés ou encore les objets couverts de sacs de sable pendant la seconde guerre dans les salles. Plus pittoresques, les portraits de certains ouvriers du musée, de même que les cachets servant de signatures de ceux travaillant aux fouilles, ressurgissent de l’oubli.

Protection des objets dans un des salles du musée au début de la guerre, 1939
Projet de réorganisation et d’agrandissement du musée au début des années 1980

Liste de paiement des ouvriers aux fouilles de la colonne de Pompée, 1895

Certificat d’identité d’Hakim Ahmed Moussa, balayeur du musée, 1920

La mémoire d’une ville

Endroit bien connu des touristes de passage dans la ville, le musée porte en lui la mémoire de la ville. Les comptes rendus journaliers d’entrée à la colonne de Pompée ou du musée témoignent de l’importance du nombre de visiteurs. Institution financée par la ville, le musée conserve quantité de consignes ministérielles et de notes de service émises par la Municipalité. Les procès-verbaux des séances du « comité du musée » montrent comment l’élite alexandrine s’impliquait très étroitement dans sa gestion et tenait à s’illustrer par des dons souvent conséquents. Les en-têtes de lettres des écoles, entreprises de la ville apportent aussi leurs précieuses informations.

Procès-verbal de la première séance du comité du musée, 3 juillet 1891, mentionnant le nom des Alexandrins présidant aux affaires du musée à créer Facture de la compagnie Lebon & Cie pour l’éclairage des catacombes de Kôm el-Chougafa, 1921
La mémoire des savants

Cet établissement est avant tout un instrument au service de la science. En dehors de l’histoire des fouilles, on trouvera un certain nombre d’informations scientifiques qui devraient intéresser les savants actuels. Plusieurs documents sur les citernes d’Alexandrie ont pu ainsi compléter notre connaissance sur ces monuments dont un projet d’étude est lancé au CEAlex depuis quelques années. Une lettre peut mentionner la provenance aujourd’hui ignorée d’un objet antique. On trouvera aussi quelques passages mentionnant des découvertes, dont certaines restent peut-être inédites. Il y a donc là toute une connaissance qu’il est nécessaire de mettre en valeur.
Rapport journalier sur les fouilles de l’Ibrahimieh, 1908 Première page d’un rapport sur les objets trouvés dans la tombe n° 1000 d’Aboukir
en 1949
Première page d’un dossier sur les citernes contenant les nom, localisation et dimensions d’une centaine de citernes d’Alexandrie au début du XXème siècle

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