LES ARCHIVES DU MUSÉE GRECO-ROMAIN : Classement et mise en valeur

Des documents très divers

 
Eric Gady
Janvier 2007

Les documents descendus de la réserve oubliée se présentaient essentiellement sous forme de liasses attachées regroupant dossiers, lettres volantes, registres, le tout encadrant les années 1890 à 1970, essentiellement en français et arabe. Ces milliers de pièces constituaient un gigantesque puzzle qui a pu être recomposé : tous les documents ont été classés par nature, notamment pour les registres, ou par ordre chronologique. Les séries sont souvent lacunaires, mais l’étendue de la période permet d’être renseigné sur de nombreux thèmes à des moments différents. Plus de 150 registres très divers, dont un bon tiers en français, sans compter de nombreux petits carnets à souche ont été inventoriés. On y trouve de nombreux livres sur la présence des ouvriers du musée. Plusieurs volumes de copy-book renferment les doubles des lettres expédiées par le musée sur une année. Les livres de comptabilité permettent de reconstituer le nombre de touristes visitant le musée et même de connaître, parfois de manière journalière, l’état de la vente des cartes postales ou du guide du musée au début du siècle. Enfin, le lot abritait les quatre registres d’inventaire décrivant les 25 000 premiers objets du musée. Particulièrement usagés, ils furent recopiés après 1950, mais ces documents constituent les originaux des copies actuellement disponibles et la confrontation des deux sources pourrait apporter certains compléments à la connaissance des objets..

Une riche moisson de registres, dont ceux des premiers inventaires

En dehors des inventaires, les dossiers contiennent toute une partie de la correspondance échangée avec le Service des Antiquités du Caire, dont le conservateur du Musée Gréco-Romain est le subordonné, avec la Municipalité d’Alexandrie qui pourvoit aux dépenses de l’établissement, avec les savants et les institutions scientifiques du monde entier qui lui écrivent ainsi que le courrier ordinaire, tel que les factures d’électricité pour l’éclairage du tombeau de Kôm el-Chougafa dès le début siècle par exemple. On y trouve également quelques photos, coupures de presse, dessins, plans, etc. Ces milliers de documents – souvent très hétéroclites – permettent de ressusciter toute une mémoire.

Invitation pour une conférence donnée par Ahmed Kamal,
à la Société Archéologique d’Alexandrie, 1908.

Ci-dessus : La signature de Gaston Maspero, directeur du Service des Antiquités, au début du XXème siècle

Ci-contre : Coupure de presse sur une autorisation donnée à un Alexandrin pour une recherche sur le tombeau d’Alexandre, 1960.

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