La restauration des mosaïques alexandrines en vue de leur présentation dans le futur Musée de la Mosaïque à Alexandrie

Orientation nouvelle de l'exposition

 
Jean-Yves Empereur
juillet 2006

Des ensembles architecturaux remarquables.

Au fur et à mesure que progressait ce travail de restauration, s’imposait une prise de conscience que l’on n’avait plus affaire à de simples mosaïques détachées de tout contexte, mais de la reconstitution possible de pièces entières, voire d’ensembles de plusieurs pièces, avec les murs, souvent conservés sur un mètre de hauteur et leurs peintures pariétales. Si les conditions des fouilles de sauvetage urbain empêchent la conservation des mosaïques in situ, on pouvait néanmoins les replacer dans leur contexte architectural, voire reconstituer les agencements des maisons antiques. À cela s’ajoute le fait que la fouille a permis de retrouver le mobilier –la céramique, les vases de stockage ou destinés à la cuisson, au banquet, les lampes à huile pour l’éclairage, les monnaies perdues, les statuettes des divinités des oratoires domestiques, … etc. C’est donc le cadre de vie des anciens Alexandrins qui réapparaît, en même temps que les éléments de leur vie quotidienne et cela pour la période romaine aussi bien que pour les maisons des tout premiers Alexandrins, quelques décennies à peine après la fondation de la cité en janvier 331 avant J.-C. La restauration a provoqué l’émergence d’une prise de conscience d’une orientation nouvelle de l’exposition dans le futur musée de la mosaïque.

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