LA CITERNE EL-NABIH : Projet de conservation et mise en valeur

Projet architectural

 
Laurent Borel & Chrystelle March
Architectes DPLG
Août 2006
Accès au site

Les vestiges de la citerne El-Nabih furent intégrés au jardin de Nubar Pacha, aménagé au début du XXe siècle sur l’emprise de la muraille de la ville arabe. Le site archéologique, bien que clos, était alors ouvert sur le jardin. Aujourd’hui, la parcelle ne constitue plus qu’une enclave autonome uniquement accessible depuis la rue Sultan Hussein. Afin de rétablir cette communication, l'entrée du futur complexe sera déplacée : on y pénétrera depuis le Nord, après avoir traversé le parc où seront mis en place des panneaux signalétiques évoquant le tracé de la muraille disparue. Ce choix permettra aussi d’organiser de manière rationnelle l’arrivée des touristes et le stationnement des bus le long de la rue Ryad Pacha.

 

plan de localisation

Plan de localisation de la citerne El-Nabih dans le jardin Nubar Pasha.
Carte : C. Shalaan © CEAlex. DAO : L. Borel, C. March © CEAlex.


Parti d’aménagement

Le projet réunit, dans un programme unique, la visite de la citerne, un espace d’exposition, un service éducatif, un espace de détente et un service administratif. Ces éléments, fractionnés en unités bâties, seront reliés par des circulations extérieures. Au Nord, le service administratif et l’espace détente constitueront une bande servante organisant l’accès à la citerne, à l’espace d’exposition et au service pédagogique au Sud. La partie enterrée de ces espaces servis sera éclairée par des patios. Afin de préserver un rapport visuel avec le jardin, la bande servante sera constituée d’unités parallèles vitrées à leurs extrémités et rythmées de patios ombragés. Le centre d’interprétation développera une épaisse façade au Sud le protégeant des nuisances de la circulation. Il sera baigné d’une lumière indirecte au Nord. Des matériaux simples et faciles à entretenir (béton, pierre, verre, bois, métal, etc.) seront mis en œuvre, tant dans la construction du complexe que dans son équipement (éclairage, climatisation, etc.). La silhouette discrète et tendue des bâtiments, animée par la végétation logée dans ses patios, s’intègrera de manière harmonieuse au jardin au Nord. Elle s’exprimera comme une façade urbaine sur la rue Sultan Hussein au Sud, en écho aux immeubles d’habitation lui faisant face.

 

APD, plan du rez-de-chaussée

Plan du rez-de-chaussée du complexe.
APD L. Borel, C. March © CEAlex.


Parcours architectural

Après avoir traversé le jardin, on pénètrera dans le complexe par un espace d’accueil ombragé. Une circulation extérieure, jalonnée d’éléments de signalétique, permettra d’apercevoir le sommet de la citerne et de comprendre son fonctionnement. Un escalier mènera ensuite à une première salle souterraine dans laquelle seront présentés des panneaux introduisant à la visite du monument. On  empruntera alors la baie percée en 1900, pour accéder à l'intérieur du monument. Au travers d’un dédale de colonnes, le parcours permettra d’admirer l’architecture de l’édifice, discrètement mise en lumière pour ne pas perturber la magie de l’éclairage naturel.  À l’issue de cette visite, on pénètrera, par la nouvelle baie, dans la partie souterraine du centre d’interprétation accueillant l’exposition sur le système hydraulique antique. Le parcours muséographique se développera autour d’un long patio, canalisant de manière diffuse la lumière du jour dans ses deux premières salles. On empruntera ensuite l’escalier vers le dernier espace d’exposition avant de rejoindre la terrasse du café, puis la librairie. Les scolaires, divisés en groupe, pourront ensuite rejoindre le service pédagogique. Dans cet espace à leur échelle, regroupant laboratoires, jardin ombragé et auditorium de plein air, ils prolongeront de manière ludique l’apprentissage effectué au cours de la visite.

 

APD, coupe est-ouest

Coupe Est-Ouest sur le complexe.
APD L. Borel, C. March © CEAlex.


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