Une enquête scientifique sur Alexandrie (1) à partir des archives ottomanes

Prof. Dr. Faruk Bilici,
Institut national des langues et civilisations orientales, Centre d'Études Alexandrines

Le monde scientifique connait assez bien les instituts ou centres de recherches français installés dans différents pays du monde. La création de ces établissements remonte aux périodes où le monde occidental s'est lancé en quelque sorte à la conquête de la planète, tant sur le plan économique, politique que culturel et scientifique. Surtout depuis la découverte du nouveau monde et la Renaissance, la curiosité de connaître « l'autre », son histoire, sa géographie, en somme les civilisations des peuples plus ou moins proches est passée du stade individuel en tant que voyageur, négociant, scientifique, aventurier à celui des collectivités publiques. Dans ce contexte, souvent les missions diplomatiques et militaires étaient accompagnées des missions scientifiques. La naissance de l'orientalisme est intimement liée à ce processus. Des institutions scientifiques et culturelles sont nées un peu partout dans le monde. Naturellement, la France est l'un des pays les plus importants ayant créé de ces institutions de recherche en dehors de son territoire. Depuis l'expédition de l'Égypte, l'Empire des Pharaons est devenu l'un des objets d'études particulièrement recherchés. Ainsi après les nombreux résultats scientifiques laissés par les savants de l'expédition de l'Égypte, sous le titre de la Description de l'Égypte (2), après de longues expériences et de recherches tout au long du XIXe siècle, initiées par Champollion qui a déchiffré les hiéroglyphes, la France créa en 1880 la première Ecole du Caire, sur les modèles des Écoles d'Athènes et de Rome. C'est en 1889 que cette institution prend le nom de l'IFAO (Institut Français d'Archéologie Orientale) qu'elle porte encore aujourd'hui. Elle se consacre à l'histoire de l'Égypte depuis la préhistoire jusqu'à l'époque moderne (y compris périodes ottomane et khédiviale).

Mais en 1990, une autre institution, le Centre d'Études Alexandrines (CEAlex), est née à Alexandrie précisément (3), sous la direction de Jean-Yves Empereur, archéologue, pour étudier plus particulièrement la longue histoire d'Alexandrie depuis sa création en -331 jusqu'à aujourd'hui et sauvegarder son patrimoine. Laboratoire du CNRS (Centre national de la Recherche scientifique) le CEAlex a naturellement mis en place des programmes de recherche sur l'époque médiévale comme sur la période ottomane. Dans le cadre du programme Alexandrie ottomane (4) des recherches sont menées depuis plusieurs années dans les archives ottomanes en Égypte, comme en France et à Venise. Elles ont fait l'objet de colloques et surtout de publications. Une nouvelle série intitulée Alexandrie ottomane a vu le jour en 2011. Le premier numéro en était consacré à deux études : « Le renouvellement des privilèges de la Nation des Français et des Catalans à Alexandrie en 1528 » (Michel Tuchscherer) et “Reports of Venetian Consuls in Alexandria (1554-1664) » (Maria Pedani). Le second volume d'Alexandrie ottomane constitue le 30e volume des Études Alexandrines et met au jour deux textes fondamentaux de l'époque ottomane consacrés à Alexandrie et ses environs : « Les atterrages de la région d'Alexandrie dans les instructions nautiques de Pîrî Reis » ( vers 1470-1554), provenant de son Kitâb-i Bahriyye (Livre des choses de la mer)  et « Alexandrie, Aboukir et Rosette en 1672), tiré du Seyahatname (Livre de voyages) d'Evliyâ Çelebî (1611-vers 1684). Ces deux textes sont accompagnés de cartes d'Alexandrie provenant des copies du Kitâb-i Bahriyye conservées dans différentes bibliothèques, mais aussi et surtout de très nombreux commentaires, notes, d'un index et d'une bibliographie  qui permettent une juste appréciation de ces deux textes.

Un nouveau chantier dans les recherches sur Alexandrie ottomane

C'est donc dans le cadre de ce programme Alexandrie ottomane qu'un nouveau chantier s'est ouvert depuis septembre 2013 au sein du Centre d'Études Alexandrines grâce au concours du Centre national de la recherche scientifique et avec la collaboration de l'Institut français d'Études anatoliennes d'Istanbul (IFEA). Il s'agit d'une enquête sur les archives ottomanes qui se poursuit dans trois directions : les archives ottomanes à Istanbul ; les archives en turc ottoman au Caire et les archives ottomanes conservées à la Bibliothèque nationale Cyrille et Méthode en Bulgarie (Sofia).

Archives ottomanes d'Istanbul

Les sources de cette étude sur Alexandrie ottomane (XVIe-XVIIIe siècles) sont constituées essentiellement par les archives conservées à Istanbul dans les Archives ottomanes de la Présidence du Conseil (Başbakanlık Osmanlı Arşivi), au Palais de Topkapı et de manière accessoire au Centre d'Archives judiciaires d'Istanbul. Les fonds les plus importants concernant la période qui nous intéresse sont les registres dits des « affaires importantes » (Mühimme defterleri). Pour le XVIIIe siècle une série particulière consacrée à l'Égypte (Mühimme-i Mısır) nous fournit des informations exceptionnelles, notamment les registres allant de 1 à 11 (1119-1219 h/1717-1804). Par ailleurs, dans l'ensemble des 33 grands fonds de registres conservés aux archives (Kâmil Kepeci, Bâb-ı Âsafî, Bâb-ı Defterî Baş Muhasebe Kalemi....) ainsi que dans les séries dites des « pièces » (Divân Kalemi, Ali Emirî, İbnülemin, Hatt-ı Hümâyun) d'innombrables documents nous fournissent des informations restées largement inexploitées. Enfin un fonds particulier consacré à l'Égypte (Divân-ı Hümâyûn Mısır Valiliği Kalemi) pour le XVIIIe siècle (à partir de 1152 / 1739 exactement) contient un certain nombre de documents qui éclairent les relations de la capitale ottomane avec Alexandrie. De la même manière, de nombreuses séries de documents conservées aux Archives du Palais de Topkapı complètent les informations fournies par les archives précédentes. Les registres comptables concernant notamment les waqfs des sultans mamelouks proviennent de ce fonds. Mais une autre source est susceptible de contenir certains éléments nous permettant d'apprécier la place de la ville d'Alexandrie dans l'univers ottoman. Ces registres judiciaires (sicil de kadi) conservés dans les archives du centre portant le même nom Centre d'Archives judiciaires d'Istanbul (Şeri'ye Sicilleri Arşivi) feront l'objet d'un sondage.

Documents en ottoman conservés aux Archives nationales égyptiennes (Dâr'ul-wathâiq)

Il s'agit des registres de la série mahkama d'Alexandrie. Ils contiennent un grand nombre de documents en turc ottoman. Mais quatre registres sont particulièrement représentatifs de la période qui fait l'objet de ce projet. Il s'agit des numéros 15/1, 28, 101 et 107. Ces registres couvrent respectivement les périodes suivantes : 988h-991h/1580-1584, 997h-1004h/1588-1596, 1203h-1207h/1789-1792, 1208h-1218h/1793-1804. Les actes collectés concernent essentiellement la correspondance entre les autorités ottomanes au Caire et celles d'Alexandrie, mais également entre le pouvoir central à Istanbul et Alexandrie et représentent de ce fait un ensemble particulièrement intéressant.
Cette correspondance porte notamment sur la sécurité des marchands, des consuls et des navires ; sur le recrutement de marins et la fourniture de produits de première nécessité pour la cour et la capitale ottomane ; sur les waqfs, les questions de l'eau (canal d'approvisionnement de la ville en eau du Nil, citernes, réparation et renforcement des digues de protection contre la mer) ; sur l'entretien et la réparation des fortifications à Alexandrie et Rosette, sur la construction de navires. La Porte est particulièrement attentive à la collecte des taxes et impôts, leur envoi soit au Caire soit à Istanbul directement. Surtout aux xvie et xviie siècles, le commerce des épices représentait une activité importante à Alexandrie ce qui transparait très nettement dans ces documents. La collecte de ces taxes (iltizâm ou mukataa) était confiée pour l'essentiel à des notables juifs réfugiés d'Andalousie. L'abondance de la documentation permet de suivre aisément les activités de multiples personnages souvent haut en couleur, tels les représentants du gouvernement dans la ville : kapûdan, bey ou Sancakbey, kadı, subaşı, muhtesib, mültezim, dizdâr (commandant des forteresses) ; les officiers des différents corps : Müteferrika, Azab, Tüfenkciyan, Gönüllüyân, Çerakise, Çavuşlar etc…

Bibliothèque nationale Saint-Cyrielle et Méthode (Sofia).
Je ne reviendrai pas ici sur la manière dont les archives ottomanes de la Bibliothèque nationale de Bulgarie ont été constituées et la question des archives ottomanes transférées en Bulgarie en 1931 (5). Au printemps 2014, une mission d'exploration réalisée à Sofia afin de voir de près ce qui en est d'Alexandrie ottomane parmi les 900 pièces et registres estampillés « Le Caire » dans les catalogues (6). Les questions du tribut de l'Égypte transité souvent par Alexandrie, le commerce des céréales, des épices, la période très particulière de l'expédition de l'Égypte par Napoléon Bonaparte, les débuts de Mehmed Ali Pacha y trouvent une place particulière.

Constitution d'une base de données

L'ensemble des documents ainsi collectés sert à l'élaboration d'une base de données. Conçue à partir de FileMaker Pro, cette base de données, regroupera l'ensemble des données recueillies à partir des dépouillements réalisés dans les fonds signalés. Elle pourra être mise en réseau avec les deux autres bases de données existantes, l'une sérielle portant environ sur 10 000 documents sous forme de résumés et l'autre spécifique aux waqfs (750 documents entièrement établis). Il faut également signaler un troisième outil fondamental, le Sytème d'Information Géographique (SIG) pour la ville d'Alexandrie. Conçu d'abord comme un outil archéologique urbain, ce SIG intègre également un certain nombre de cartes anciennes et plans cadastraux, reflétant la période ottomane.
Sur la base de données en cours d'élaboration, les documents figurent sous forme tantôt de résumé, tantôt de transcription intégrale avec la possibilité d'une visualisation de la copie du document original en ottoman. Une équipe de chercheurs est constituée pour dépouiller l'ensemble de ces archives, mais aussi pour alimenter la base de données.

Étude sur « Les relations politiques, administratives et économiques entre Alexandrie et Istanbul (xvie-xviiie siècle) »

L'ensemble de ces documents et travaux servira in fine à la fois à élaborer des études ponctuelles sur tel ou tel aspect d'une ville maritime de taille moyenne comme Alexandrie, mais aussi à examiner la nature des relations entre Alexandrie et Istanbul. En effet, suite à la conquête ottomane d'Égypte, l'axe maritime Alexandrie-Istanbul devient la colonne vertébrale de l'Empire ottoman en Méditerranée orientale pour de multiples raisons :

  • position géographique au cœur de l'Empire rendant les déplacements faciles et rapides ;
  • importance des échanges entre l'Égypte et Istanbul ;
  • mobilisation des ressources de l'Égypte en hommes, en matériel, en marchandises au service de l'Empire ;
  • appui sur cet axe maritime Alexandrie-Istanbul pour la poursuite de l'expansion vers la mer Rouge et en Méditerranée occidentale, puis pour la préservation du domaine ottoman.

L'organisation de la liaison maritime entre Alexandrie et Istanbul est un autre grand sujet d'étude à explorer. La navigation elle-même, les différentes escales, l'organisation de la tête de pont à Istanbul ; la mobilisation des moyens matériels, techniques, humains pour l'activation de cette route et la protection de celle-ci.  Les études consacrées à l'histoire maritime de la Méditerranée orientale sont pour l'instant très partielles, elles le sont encore plus pour la période ottomane et sur la longue durée. Cela implique l'étude de domaines tels la construction navale, la navigation, la sécurité, la course et la piraterie, mais aussi la circulation des hommes (marchands, pèlerins, fonctionnaires) et des marchandises. Une attention particulière devra être portée aux questions de crises : peste, guerres, insurrections.
Aussi l'administration de la ville d'Alexandrie en tant que port ottoman mérite une attention particulière. Il s'agit en effet d'étudier l'aménagement et la protection du port, les structures administratives, commerciales, et d'accueil (fondouk, khans). Alexandrie comme point d'aboutissement de l'axe sud-nord que nous avons signalé. Alexandrie était à la fois base navale, carrefour commercial, et point de rupture et de transbordement entre circulation maritime et navigation fluviale. Alexandrie et Rosette à 40km plus à l'est sur le Nil près de son embouchure constituaient de fait un véritable complexe de deux ports complémentaires. Rosette était le point d'aboutissement de la navigation fluviale, Alexandrie pour l'essentiel le point de départ des routes maritimes. Entre les deux, les marchandises étaient transbordées soit par la mer sur des barges permettant de franchir les bouches du Nil, soit par un canal reliant le Nil à Alexandrie, soit par une route caravanière longeant les lagunes d'Edku et de Mariout et protégée de la mer par une digue. Des travaux permanents étaient nécessaires pour assurer la protection et l'entretien de ces multiples infrastructures. A notre connaissance aucune étude approfondie n'a encore été consacrée au système d'aménagement des voies navigables et à la question des transbordements entre les deux villes. Les sources ottomanes sont en mesure d'apporter des informations décisives sur ces aspects, peu abordés par contre dans les sources en arabe. De même, il faudra étudier les différentes étapes de construction et d'aménagement des canaux, les travaux d'adduction et d'assainissement des eaux entrepris par les pouvoirs publics ottomans au cours des trois siècles. Intégrée dans l'Empire comme base maritime, Alexandrie était certes une place marchande, mais c'était aussi un port militaire avec un arsenal, des forteresses, des garnisons, une administration qu'il faudra étudier. Ce travail viendra donc se greffer sur les études en cours sur le développement urbain par l'apport de toutes les données nouvelles concernant l'organisation matérielle de l'axe Alexandrie-Istanbul. A partir de là, une analyse pourra être faite sur les effets structurant de cet axe dans l'aménagement et le développement de la ville à l'époque ottomane.
Sous la double autorité d'Istanbul et du Caire, Alexandrie était un lieu de passage des fonctionnaires ottomans et des pèlerins musulmans allant en Égypte et vers les lieux saints de l'islam. Mais c'était aussi parfois un lieu de résistances des beys mamelouks locaux contre l'administration ottomane.

Conclusion

Cette étude vise donc à apporter sa contribution à la fois à l'histoire économique et maritime en Méditerranée orientale, à celle des relations internes de l'Empire ottoman et enfin et surtout à celle du rayonnement d'Alexandrie sous l'Empire ottoman au cours des trois siècles (XVIe-XVIIIe siècles). C'est aussi un exemple de recherches élaborées grâce au concours du CNRS, du CEAlex, mais aussi des institutions comme l'IREMAM (Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman) à Aix-en-Provence ou encore l'IFEA.


Notes

  1. Il faut même préciser : Alexandrie d'Égypte, tellement le nom Alexandrie (İskenderiye) se confond avec Alexandrie d'Albanie. Souvent dans les archives on rencontre cette confusion.
  2. retour
  3. Composé de dix volumes de textes et treize volumes de planches, cet ouvrage est intitulé exactement : Description de l'Égypte ou Recueil des observations  et des recherches qui ont été faites pendant l'expédition de l'Armée française dont la première édition a été réalisée entre 1809 et 1828. Le CEAlex en a réalisé en 2006 la version numérique intégrale de cette édition.
  4. retour
  5. http://www.cealex.org
  6. , retour
  7. Récemment ce programme a pris un titre plus général, Alexandrie ottomane et moderne (XVIe-XXe siècles) : http://ottoman.cealex.org
  8. , retour
  9. Cet ouvrage fait le point sur la question avec la publication des faits et des textes : Bulgaristan'a Satılan Evrak ve Cumhuriyet  Dönemi Arşivcilik Çalışmaları, Ankara, T.C. Başbakanlık Devlet Arşivleri Genel Müdürlüğü, 1993 ; Voir également, Hakan Anameriç, Fatih Rukancı, « Bulgaristan'a Satılan Evrak ve Özel Arşivlerin Ülke Tarihindeki Önemi », http://eprints.rclis.org/11734/1/bulgaristana_satilan_evrakveozel.pdf
  10. , retour
  11. Je saisis l'occasion de remercier tout particulièrement Madame Stoyanka Kenderova, directrice des fonds orientaux de m'avoir facilité l'accès à ces archives, ainsi que le personnel de la Bibliothèque, particulièrement dévoué.
  12. retour

Bibliographie sélective

BACQUE-GRAMMONT Jean-Louis, "Soutien logistique et présence navale ottomane en Méditerranée en 1517", ROMM 39, 1985, p. 7-34.
BACQUE-GRAMMONT Jean-Louis et TUCHSCHERER Michel, Deux regards
BILICI Faruk, Louis XIV et son projet de conquête d'Istanbul, Ankara, Türk Tarihi Kurumu, 2004, 361 p, cf. notamment pl. 13 à 19.
BOSTAN Idris, Osmanlı Bahriye Teşkilatı: XVII. Yüzyılda Tersâne-i âmire, Ankara, 1992, 298 p.
EVLİYA ÇELEBİ, Seyahatnâme, vol. X, Yapı Kredi Yayınları, Istanbul, 2007.
FONTENAY Michel, "Le commerce des Occidentaux dans les Echelles du Levant vers la fin du XVIIe siècle", in : Bennassar (Bartholomé), Sauzet (Robert) éds., Chrétiens et Musulmans à la Renaissance. Paris, Honoré Champion, 1998, p. 337-370.
LANDAU Jacob, "Principales caractéristiques de l'activité économique juive dans l'Égypte ottomane", in : Roland Goetschel (éd), 1492 L'expulsion des juifs d'Espagne. Paris, 1996, p. 93-99.
LELLOUCH Benjamin, Les Ottomans en Égypte : Historiens et conquérants au XVIe siècle, Peeters 2006, 423 p.
MAHMUD Seyyid Muhammed es-Seyyid, XVI. Asırda Mısır Eyaleti, Edebiyat Fakültesi Basımevi, Istanbul, 1990.
MIEGE (Jean-Louis), "La navigation européenne à Alexandrie, 1815-1865", REMM.
PANZAC Daniel, "Affréteurs ottomans et capitaines français à Alexandrie : la caravane maritime en Méditerranée au milieu du XVIIIe siècle", ROMM, 34, 1982, p. 23-38.
PANZAC Daniel, "Alexandrie, peste et croissance urbaine (XVII-XIXe siècles)", ROMM, 46, 1987, p. 81-89.
PANZAC Daniel, La caravane maritime. Marins européens et marchands ottomans en Méditerranée (1680-1830), Paris, CNRS, 2004, 230 p.
PANZAC Daniel, La peste dans l'Empire ottoman. Louvain, Peeters, 1985, 659 p.
PEDANI Maria Pia, Reports of Venetian Consuls in Alexandria (1554-1664), Alexandrie ottomane 1 (2011), Institut français d'Archéologie orientale, p. 43-182.
Pîrî Reis, Evliya Çelebi, Deux regards ottomans sur Alexandrie, traduits et commentés par Jean-Luis Bacqué-Grammont et Michel Tuchscherer, Centre d'Etudes alexandrines, 2013, 252 p.
TOK Özen, XVII. Yüzyılda Mısır Eyaleti (La Province d'Égypte au XVIIe siècle), 2002 (thèse inédite)
TUCHSCHERER Michel (éd.), "Le commerce du café avant l'ère des plantations coloniales : espaces, réseaux, sociétés (XVe-XIXe siècle)", Le Caire, IFAO, 2001, 410 p.
TUCHSCHERER Michel, « Le renouvellement des privilèges de la Nation des Français et des Catalans à Alexandrie en 1528 », Alexandrie ottomane 1 (2011), Institut français d'Archéologie orientale, p. 15-41.


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