Les dernières nouvelles du terrain

Février 2008

Le Centre d’Études Alexandrines (CEAlex) a le plaisir de vous présenter une nouvelle mouture de son site web. Ce site revêt pour nous une importance particulière : les 100.000 visiteurs annuels nous poussent à y apporter un soin encore accru, d’autant que plusieurs Professeurs d’Université m’ont appris qu’ils indiquaient l’adresse de notre site dans la bibliographie qu’ils donnaient à leurs étudiants en début d’année. Ce succès nous enchante, mais nous fait aussi ressentir une véritable responsabilité intellectuelle. Nous allons essayer de tenir ce pari, en renouvelant la documentation, en la mettant à jour et en abordant de nouveaux thèmes d’étude. Grâce aux talents de Danielle Guiraudios, un remaniement profond apportera des progrès, notamment un accès plus facile aux rubriques qui se multiplient, avec le développement de nos fouilles et des nouveaux thèmes d’études. Colin Clement entretiendra et enrichira la version anglaise du site, tandis que Valérie Atef rejoint l’équipe pour inaugurer sous peu une version en arabe qui faisait défaut.

Le CEAlex était une Unité Mixte de Service du CNRS (UMS 1812). Depuis le 1er juin 2007, par décision du Directeur Général du CNRS, le CEAlex est devenu une Unité de Service et de Recherche (USR 3134). Ce changement de statut renforcera nos moyens, nous permettant d’accueillir des chercheurs, des enseignants-chercheurs et des post-doctorants. Grâce au soutien sans faille du CNRS et à une aide efficace du Ministère des Affaires Etrangères ainsi qu’à une collaboration étroite avec l’Institut Français d’Archéologie Orientale (IFAO), le CEAlex est donc une équipe renforcée, qui vise à oeuvrer de façon permanente au sauvetage, à la mise en valeur et à l’étude du patrimoine d’Alexandrie, en collaboration avec nos collègues du Conseil Suprême des Antiquités (CSA). En outre, le mécénat, tant des entreprises que des particuliers, nous encourage dans cet effort, en nous permettant d’engager des actions spécifiques, comme on le verra dans les pages consacrées à l’Association des Amis du CEAlex ou dans le rapport sur la restauration des mosaïques alexandrines, soutenue par la Fondation BNP Paribas. Je n’oublierai pas la Région Provence, Alpes, Côte d’Azur (Paca), la Région Midi-Pyrénées, le Sénat qui nous aident sur des sujets précis que l’on trouvera illustrés dans les pages nouvelles de ce site web.

Pour abriter cette équipe agrandie, nous devions augmenter la surface de nos locaux d’étude. C’est désormais chose faite, grâce à une heureuse opportunité : le 6ème étage du 50 rue Soliman Yousri s’est trouvé à louer et nous avons pu nous y installer. Lorsque vous viendrez nous voir au siège du CEAlex, vous aurez donc un étage supplémentaire à visiter : outre la moitié du 4ème étage, nous vous attendrons du 6ème au 9ème étage.

CEAlex
L'immeuble Bakhoum - Dessin de Marine Estrangin - @ CEAlex

I) Le terrain

En 2008, sept thèmes de recherche seront poursuivis sur le terrain :

1) L’hydraulique d’Alexandrie est un thème que nous étudions depuis une quinzaine d’années. Au début de l’année 2008, une monographie sur les citernes sera remise à l’imprimeur : cet ouvrage dû à Isabelle Hairy, architecte-archéologue, Ingénieur d’Études du CNRS au CEAlex, entrera dans la série des Études alexandrines, collection publiée à l’IFAO.

Par ailleurs, la fouille de la citerne el-Nabih sera poursuivie au printemps 2008, dans une troisième campagne qui durera 3 mois, sous la direction de Samuel Desoutter, archéologue de l’INRAP. Le dégagement de la structure permet de préparer sa restauration et son aménagement, afin d’assurer son ouverture au public. Ce projet est dirigé par les architectes-archéologues Chrystelle March et Laurent Borel, Ingénieur de Recherche du CNRS au CEAlex. Yvan Vigouroux, compagnon-tailleur de pierre, assurera la restauration du monument.

2) L’Alexandrie monumentale sera étudiée à l’occasion des fouilles sous-marines sur le site du Phare, au pied du fort de Qaitbay. Cette opération, dirigée par Isabelle Hairy, vise deux objectifs : 1) assurer un relevé topographique des 5.000 blocs immergés, afin de les intégrer dans un SIG (plus de 3.200 blocs ont été traités à ce jour) ; 2) continuer un relevé architectural, afin de remonter graphiquement les différents monuments dont les blocs gisent sur le site. Cette seconde étape a permis d’identifier les éléments appartenant à la Porte du Phare. Une étude, menée par Yvan Vigouroux, examinera la faisabilité de cette entreprise, la sortie des blocs de l’eau, la désalinisation et le remontage de l’ensemble, avec des pièces architecturales d’une taille importante, certaines dépassant les 100 tonnes.

3) Le sauvetage de la nécropole d’Anfouchi. Dans le cadre de notre coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités, nous avons été sollicités pour le relevé des hypogées hellénistiques de la nécropole d’Anfouchi, sur l’ancien îlot de Pharos. Ces tombes peintes, mondialement connues pour leur décor unique, sont mises en danger par la remontée de la nappe phréatique qui les envahit peu à peu. La tombe n°5, la plus célèbre, est déjà sous un mètre d’eau. Un relevé architectural à l’échelle 1/10ème a été entrepris par Kathrin Machinek, architecte-archéologue, et des fouilles complémentaires ont été engagées. Les scènes peintes ont été réexaminées par Anne-Marie Guimier-Sorbets, professeur à l’Université de Paris-X Nanterre, avec l’aide du photographe André Pelle, Ingénieur de Recherche au CNRS. Ces travaux seront poursuivis en 2008, préludant à une restauration, en suivant les préconisations du rapport rédigé par Michel Wuttmann, responsable de la restauration à l’IFAO. La nouveauté des informations apportées par cette campagne permet déjà de songer à une publication.

4) La métallurgie alexandrine est l’objet d’une fouille d’un site de production d’objets en cuivre, en fer et en bronze, à Maréa. Ce chantier, situé sur la rive sud du lac Mariout, à une cinquantaine de kilomètres d’Alexandrie, est dirigé par Valérie Pichot, archéologue-métallurgiste, Ingénieur d’Études du CNRS au CEAlex. Les premiers résultats sont fort encourageants, permettant une nouvelle chronologie de ce site : alors qu’il était traditionnellement daté de l’époque romaine tardive, la fouille a permis de mettre au jour des unités stratigraphiques remontant au 3ème siècle avant J.-C., renouvelant ainsi nos connaissances sur la production métallurgique d’Alexandrie et de sa région.

5) Les amphores, ces grands vases destinés au transport du vin, de l’huile, des olives, du poisson séché, etc., sont très nombreuses à Alexandrie. Avec les 160.000 anses d’amphores timbrées conservées au Musée gréco-romain, avec les milliers d’anses trouvés au cours des fouilles du CEAlex, on peut dire qu’Alexandrie est la capitale de l’amphore. Dans une entreprise lancée maintenant depuis la fondation même du CEAlex, ces amphores alexandrines ont fait l’objet d’études, de colloques, de publications. Chaque année, une équipe d’universitaires d’Izmir, dirigée par Gonca Senol et Kaan Senol, vient classer ces innombrables amphores et anses timbrées. On pourra consulter les progrès de ces travaux sur le nouveau site www.amphoralex.org.

6) La fermeture du Musée gréco-romain (MGR) pour des travaux de longue durée a provoqué le déménagement de toutes les collections. Le CSA nous a demandé d’abriter pendant plusieurs années dans l’entrepôt de fouille du CEAlex à Shallalat plusieurs catégories d’objets. Il s’agit tout d’abord du cabinet des monnaies, ce qui permettra aux numismates de continuer l’étude et l’enregistrement de cette très importante collection. Le CSA nous a également sollicités pour la restauration des 98 mosaïques du MGR et une équipe de 5 restaurateurs du CEAlex est au travail depuis quatre mois dans une action qui nous mobilisera pendant toute l’année 2008. Deux autres catégories de matériels seront entreposées dans nos locaux : les anses d’amphores timbrées, ce qui autorisera leur classement par l’équipe des archéologues d’Izmir. Enfin, les archives du MGR nous seront également confiées, ce qui assurera là aussi la continuité de leur dépouillement, sous la direction d’Éric Gady, historien, ainsi que la numérisation des 8.000 plaques de verre du MGR, grâce au soutien financier de l’association Archaeological European Archives (AREA). Cette demande de collaboration de la part du CSA nous honore, illustrant la reconnaissance des compétences de notre équipe. Afin d’assurer les études et restaurations demandées, nous sommes obligés d’entreprendre des travaux de réhabilitation du bâtiment de Shallalat, pour gagner les pièces qui étaient désaffectées et d’installer un mobilier fonctionnel. Un crédit spécial devra être trouvé pour cette opération. Déjà, Yvan Vigouroux a pu remettre en état deux salles, ce qui nous a fait gagner 150 m2. À noter que l’équipe du dépôt de fouilles de Shallalat, placée sous la direction de Patricia Rifa, archéologue, compte une vingtaine de collaborateurs permanents spécialisés dans l’enregistrement et la restauration du mobilier de fouilles.

7) Les fouilles en cours d’étude. Nous citerons aussi les anciennes fouilles du CElex qui sont désormais terminées, le terrain étant remis à leur propriétaire. Comme on le sait, le temps d’étude est largement plus long que le temps de l’opération archéologique elle-même et, sur la vingtaine d’interventions que nous avons menées entre 1992 et aujourd’hui, plusieurs sont actuellement dans des phases d’études qui aboutiront bientôt à des publications dans la série des Études alexandrines. C’est le cas de la fouille du Patriarcat grec orthodoxe, rue Fouad, sous la direction de Francis Choël ; de la Nécropolis : aux deux volumes déjà publiés s’ajouteront bientôt les études anthropologiques, grâce au financement d’une ANR ; d’ensembles céramiques de la fouille du Majestic, etc. D’une manière transversale, les spécialistes que nous accueillons étudient les peintures, les mosaïques, les amphores, etc. Des volumes viennent d’être publiés ou vont l’être, l’un sur la tabletterie, deux sur les monnaies, un autre est en préparation sur les lampes.

 

II) Les études d’archives

8) Le programme sur Alexandrie médiévale, placé sous la direction de Christian Décobert, Directeur de Recherche au CNRS, a été inauguré en 1996. Il progresse harmonieusement, avec la parution prochaine, dans la série Alexandrie médiévale des Études alexandrines, des troisièmes journées sur le thème des communautés dans l’Alexandrie de l’Antiquité tardive et de son passage vers le Moyen Âge. Les quatrièmes journées, prévues du 25 au 28 avril 2008, auront pour but d’aborder le sujet d’Alexandrie et le commerce de la Méditerranée médiévale.

9) Alexandrie ottomane est un champ d’investigation mené sous la direction de Michel Tuchcherer, Professeur à l’Université de Provence,  depuis maintenant plus de 5 ans. Trois rencontres ont réuni à la Bibliotheca Alexandrina, à l’IFAO et à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme d’Aix-en-Provence (MMSH) des chercheurs du pourtour de la Méditerranée sur les sources de l’histoire ottomane d’Alexandrie. Cette recherche donne des résultats inattendus. Alors que l’on s’accordait à écrire que l’histoire d’Alexandrie s’arrêtait avec la conquête turque de 1517, les chercheurs sont désormais débordés par la masse documentaire, notamment par les résultats des enquêtes dans les sources archivistiques du Caire. Une prochaine rencontre aura lieu à Alexandrie les 17 et 18 avril prochains, avec pour thème l’eau dans l’Alexandrie ottomane. Les actes de ces journées seront publiés dans la nouvelle série Alexandrie ottomane des Études alexandrines. Déjà un volume est sous presse, comprenant deux études de grand intérêt : l’une avec l’editio princeps de l’original du renouvellement des privilèges aux Français et aux Catalans à Alexandrie par le sultan Soliman la Magnifique (1528) et l’autre avec les rapports inédits des consuls de Venise auprès de la Sérénissime République.

10) En 2007, un  programme d’étude  sur Alexandrie khédiviale a été lancé, sous la direction de Ghislaine Alleaume, Directeur de Recherche au CNRS, Directrice de l’Institut de Recherche sur la Méditerranée Arabe Médiévale et Moderne (IREMAM) de la MMSH. Ce projet nouveau s’inscrit dans l’histoire longue d’Alexandrie. Des enquêtes documentaires ont été engagées au Caire sur les archives en arabe datant du règne de Mohamed Ali et plusieurs sujets de Master ont été distribués sur l’étude des communautés à Alexandrie pendant le 19ème siècle.

Ces études historiques et archivistiques sont financées sur les crédits propres du CEAlex. Certains, comme Alexandrie ottomane, ont fait l’objet de conventions avec l’IFAO, l’IREMAM et le Centre d’Études Économiques et Juridiques (CEDEJ) du Caire.

 

III) Les laboratoires et les ressources du CEAlex en 2008

11) Les laboratoires de restauration du CEAlex méritent une mention particulière ; on a noté l’action de collaboration dans la restauration des mosaïques du Musée gréco-romain : l’effort de l’équipe, composée de 6 membres à temps complet, sous la direction d’Hanna Tawfick, traite également les mosaïques découvertes par le CEAlex (grâce à un mécénat de la Fondation BNP-Paribas), en vue de l’ouverture d’un musée spécialisé. Le CEAlex dispose désormais d’un laboratoire pour le traitement de la céramique ; pour les objets métalliques ; pour les objets organiques ; pour les peintures et stucs ; pour les objets sortis de l’eau de mer, etc. Grâce aux outils performants offerts par le CNRS, nos restaurateurs couvrent donc la totalité des spécialités nécessaires pour assurer le traitement et la conservation du mobilier de fouilles. L’équipe est régulièrement sollicitée par d’autres missions archéologiques étrangères opérant à Alexandrie et dans la région.

12) Bibliothèque. Le CEAlex possède une bibliothèque modeste, d’environ 9.000 volumes. Spécialisée sur l’archéologie et l’histoire longue d’Alexandrie et sa région, elle est ouverte au public : elle est quotidiennement fréquentée par les professeurs et les étudiants de l’Université d’Alexandrie qui y trouvent les publications récentes qui font défaut ailleurs. Le catalogue est désormais consultable sur le site web du CEAlex.

13) Photothèque. La photothèque du CEAlex est composée d’environ 110.000 images numériques et de plus de 94.000 clichés analogiques. Cette dernière collection, antérieure à l’année 2000, comprend des photographies irremplaçables de fouilles et d’objets des musées alexandrins. Grâce à l’aide du CNRS, un équipement de qualité a pu être acquis, afin de procéder à la numérisation de l’ensemble de cette collection. Une partie non négligeable de la photothèque du CEAlex sera sous peu disponible sur le site web, notamment sous forme de PowerPoint, offrant à titre gratuit une documentation pédagogique de première main.

14) Cartothèque. Au fil des années, le CEAlex a rassemblé une collection de plus de 2.000 cartes et plans sur Alexandrie et sa région. En accroissement constant, c’est sans doute la collection la plus riche au monde dans ce domaine spécialisé. Cet ensemble unique fait l’objet d’une thèse de la part de Cécile Shaalan, ingénieure topographe, Ingénieur d’Études du CNRS au CEAlex. Une partie de ces plans et cartes est déjà consultable sur le site web et, grâce au matériel de reproduction en haute définition récemment acquis, une campagne de numérisation est lancée pour élargir le choix de cartes mises à la disposition du public.

15) Publications. Un large effort est consacré à la publication des résultats des fouilles ainsi que des recherches historiques sur les périodes plus récentes. Trois volumes de la série du CEAlex, les Études alexandrines, ont paru en 2007 (quatre paraîtront en 2008 et trois autres seront remis dans les mois qui viennent. Cette jeune collection – elle a moins de 10 ans - publiée par les presses de l’IFAO comptera bientôt un vingtaine de volumes. Leur accueil est favorable, si l’on s’en fie aux comptes-rendus, notamment dans les périodiques internationaux, que l’on peut consulter sur le site web du CEAlex. Notons pour finir que le volume de numismatique L’exception égyptienne (le 11ème de notre collection) a été épuisé en moins d’un an. On trouvera sur le site internet toute la production bibliographique du CEAlex.

16) La numérisation continue, avec la parution d’un nouveau DVD-Rom sur Vivant Denon en décembre 2007, dans une adaptation due à Danielle Guiraudios, dans la série des Grandes expéditions scientifiques du 19ème siècle. Nous espérons publier d’ici quelques mois d’autres DVD-Rom, comme l’expédition de Frédéric Cailliaud à Méroé et à Siwa ainsi que l’exploration de la Cyrénaïque par Jean-Raymond Pacho.

De nouvelles éditions de la Presse francophone d’Égypte seront fournies sur Internet, au fur et à mesure de sa numérisation. De même pour la cartographie d’Alexandrie déjà partiellement en ligne, ainsi que pour des ouvrages de référence, rares et précieux, sur l’histoire d’Alexandrie. Placé sous la direction de Gaël Pollin, Volontaire Régional de Coopération envoyé (= VRC) par la région Paca, le département de numérisation du CEAlex compte 5 personnes à plein temps.

 

IV) Formation et accueil

17) Le département pédagogique du CEAlex est animé par trois personnes, dont une VRC de la Région Paca.  Chaque année, depuis sa création, il y a quatre ans, il a initié plus de 4.000 élèves des écoles d’Alexandrie au patrimoine de leur ville et il verra ses moyens renforcés par un accord signé avec le lycée français d’Alexandrie (80% d’élèves égyptiens). On peut télécharger un film de 13’ sur les activités de ce département, ainsi qu’une des plus récentes réalisations, un webcartoon qui a remporté un beau succès. Les projets sur l’initiation à l’art de la mosaïque nous occupent en ce moment et nous aurons l’occasion d’en reparler !

18) Accueil de chercheurs et d’enseignants-chercheurs. En 2007, nous avons accueilli plus de 300 (trois cents) missionnaires au CEAlex, assurant leur hébergement, leur nourriture ainsi que leur permis de travail auprès des Autorités du CSA. Une partie d’entre eux vient à Alexandrie pour des études spécifiques (monnaies, mosaïques, céramique, etc.), d’autres pour des colloques et nous recevons également des équipes de fouilles indépendantes du CEAlex (1 équipe allemande, 2 britanniques, 2 françaises) et nous collaborons en outre avec une mission grecque et une mission italienne, pour des campagnes qui peuvent chacune dépasser deux mois. L’harmonisation de nos travaux nous amènera à concevoir le projet commun d’un Groupement de Recherche International (GDRI).

19) Doctorants et Post-Docs. Le CEAlex accueille des Doctorants depuis plusieurs années. Ce sont des boursiers envoyés par l’IFAO, des étudiants de l’Université de Lyon-II inscrits en thèse avec nous sur des sujets alexandrins ainsi que des étudiants d’Universités étrangères. Un accueil particulier leur est réservé, avec une introduction à la cité et à son histoire, une mise à leur disposition des moyens du CEAlex et ses contacts dans la ville. Pour l’année 2008, cet effort sera continué et nous espérons le développer en demandant d’accueillir, grâce au CNRS, un Post-Doctorant.

20) Formation des Inspecteurs et Conservateurs du CSA. Le CEAlex a toujours considéré comme une mission importante de répondre aux demandes de formation du personnel titulaire du CSA. Un effort financier est consacré à l’apprentissage de la langue française qui est celle des archives du CSA, de l’inventaire du MGR et des fouilles du Service des Antiquités jusqu’à une période récente. Cette formation, assurée par le Centre Culturel Français d’Alexandrie, est de plus en plus onéreuse et nous croulons sous les demandes de la part des Conservateurs et des Inspecteurs. Nous essayons aussi de les initier à la Muséographie, en faisant venir un Conservateur d’un musée français qui assure chaque année une session de 25 heures de cours. En 2007, le Sénat français nous a été d’une grande aide dans ce projet et nous lui en sommes reconnaissants. Grâce à la Région Paca, nous allons développer cette opération en collaboration avec le Département du Patrimoine de l’Université Francophone Senghor.

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En guise de conclusion et d’engagement sur l’avenir, le CEAlex s’est intégré dans plusieurs réseaux. Deux demandes d’ANR présentées ont été acceptées, l’une sur l’archéologie funéraire, avec des équipes CNRS d’Aix, de Nanterre et de l’INRAP ; l’autre porte sur les lieux de mémoire, avec Aix – Thélème/CNRS -  et Casablanca. Nous avons été éligibles à un réseau Tempus, en collaboration avec les Universités d’Alexandrie et de Southampton ainsi que le Centre Camille Jullian/CNRS d’Aix-en-Provence, sur la formation des chercheurs en archéologie sous-marine. Nous sommes également partenaires du Réseau d’excellence européen Ramsès2 et membre de son Conseil Scientifique et d’Administration ; nous pilotons un des trois thèmes du programme quadriennal de ce réseau, à la tête d’une dizaine d’équipes universitaires et de recherche. Nous participons activement aux programmes quadriennaux de l’IFAO. Grâce à notre nouvelle recrue, Nicolas Boichot, nous avons été en mesure de répondre à d’autres appels d’offre, tel celui du TGE Adonis – SHS du CNRS -, à deux autres appels de l’ANR et à des programmes européens. Nous essaierons de monter en 2008 des équipes européennes et internationales sur l’archéométallurgie et sur la cité et son territoire, en collaboration avec les différentes missions européennes qui travaillent à Alexandrie.

Comme on le comprend, le CEAlex entend jouer un rôle moteur dans la mobilisation des équipes qui cherchent à sauver et à mettre en valeur le patrimoine exceptionnel d’Alexandrie, aux côtés et en collaboration avec le Conseil Suprême des Antiquités, et nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour tendre vers cet objectif. Vos marques d’intérêt et votre soutien nous encouragent grandement dans cette mission.

Jean-Yves Empereur
Directeur du CEAlex
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