TOPOGRAPHIE - Recherche

La superposition des cartes anciennes

Nelly Martin
mise à jour
Cécile Shaalan
Des cartes anciennes, datant du XVIIe siècle au début du XXe siècle, localisent des monuments qui, pour un grand nombre, ont aujourd’hui disparu et ne figurent donc plus sur les cartes contemporaines. Ainsi, est-il particulièrement intéressant de superposer ces documents anciens au cadastre informatisé, qui constitue notre couche de référence.

Malheureusement, les distorsions non-uniformes de ces cartes, liées aux méthodes de levé sur le terrain et de représentation, ainsi qu’aux déformations du support, de reproduction et de numérisation, ne rendent pas aisées ce calage, et les localisations faites à partir de ces cartes peuvent se révéler très aléatoires.


Extrait de la carte de Mahmoud bey el Falaki (1865)
© CEAlex.

Pour pallier cette difficulté, un logiciel de traitement des cartes anciennes (LTCA) a été développé en 2000. Il permet à partir d’un choix judicieux de points de calage (amer) de superposer les cartes scannées (raster) au cadastre alexandrin (vecteur) en effectuant une transformation géométrique de l’image raster, pixel par pixel, par l'intermédiaire des logiciels MapInfo et Surfer.


Choix des points de calage sur un extrait de la carte d'Alexandrie
de la Description de l'Egypte (1798) - © CEAlex.

 
Une fois le redressement géométrique de ces cartes effectué, elles pourront être intégrées au SIG.

Superposition d'une carte ancienne (en noir) au cadastre numérisé (en rouge)
© CEAlex.
De cette manière, huit cartes ont déjà été corrigées. D’autres pourront l’être en fonction des besoins des chercheurs du CEAlex. Ce traitement de cartes anciennes a été notamment utilisé dans le cadre des travaux menés sur la localisation des murailles qui se sont succédées à Alexandrie, sur les études se rapportant à Alexandrie à l’époque ottomane, ou pour aider à la compréhension des récits de voyageurs.